jeudi 13 décembre 2007
Ce qu'il nous reste
Je te parle du vent, de la menthe qui pousse, de l'immense gris au dessus de nos têtes. Je te parle des ronces sous la pluie, des jours qui nous dépassent, des absents. je te parle des poussières, des orages, du temps qui dégouline au fond du puits. Je te parle de la perte. Je te parle des miettes, des instants bienveillants, des cadeaux minuscules, des cailloux dans la boue, des fourmis qui veulent vaincre. Je te parle du vide, des matins où tu rampes, de la peur des enfants. Je te parle de ce que je vois pour dire ce que je ne vois pas. Je te parle du trou, du vertige de la chute, du repos sur le bord. Je te parle de cette façon de vivre comme les plantes en courant après la lumière. Je te parle des cendres, de ce que nous goûtons, de ce que nous perdons, des arrières-goûts, des espérances, des découvertes. Je te parle de mes rêves, de ce qui nous déploie, de ce qui nous recroqueville, de la disparition. Je te parle de nous, de ce que nous sommes, de ce qu'il nous reste.
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4 commentaires:
parler du vertige de la chute, du repos sur le bord, de la perte aussi, ça fait écho- je me retrouve souvent avec les mots équilibre/déséquilibre pour tenter d'en dire quelque chose.
déséquilibre parce que se tenir sur un bord, ou la tranche, n'est pas immobile.
bravo c'est con àdire, ça n'incite pas à l'échange, mais tu as écrit des mot essentiel alors bravo c'est essentiel ! ludo
merci amigo
la peur
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