
Ton terrier est trop tendre
les fondations s’affaissent
Tout s’écroule lentement
les murs sont en papier
C’est tout ton pauvre monde
qui te recouvre mollement
Ton terrier est ta tombe
tu y mourras bêtement
et toute ta pauvre vie
aura été aussi mince et fragile
que ta peau mal tannée
qui s’ouvre sur ta chair
à la moindre caresse
Ta peau est fine
ton souffle court
et chaque brin de lumière
est devenu brûlant
pour tes yeux fatigués
Pourtant
si tu ne sors pas
si tu ne souffres pas
tu seras condamné

3 commentaires:
beau très beau!
* * * * * * * * *
j'aime bien ce texte, aussi il me fait un peu peur. Voilà longtemps que je vous lis et je découvre "le terrier". j'ai fait plusieurs dessins et peintures qui ont ce titre, "le terrier" ça me touche, je le connais à ma façon.
Sinon je viens juste de me procurer votre livre, au Bleuet.
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