samedi 30 juillet 2011

Rien

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Il était trop tard à présent. Il n’irait pas travailler. Il n’irait nulle part aujourd’hui et cette solution ne lui faisait aucun effet. Il ne culpabilisait même pas, n’était ni triste ni énervé, ni en colère ni déçu, rien. Il s’en foutait ! Il sentait l’indifférence couler dans ses veines comme l’hémoglobine poussiéreuse d’un vampire épuisé. Il s’en foutait. Il se foutait de tout et c’était bien ça le problème. Déjà, quand elle était partie dimanche dernier, il avait été surpris. Il ne comprenait pas comment il avait pût ressentir aussi peu de chose lorsqu’elle était montée dans le wagon alors qu’elle avait été son unique source de force et de volonté pendant toutes ces années. Ils s’étaient embrassés, la porte s’était fermée et puis voilà, rien de plus, rien d’autre. Et huit jours après il n’avait pratiquement pas bougé.
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Extrait de La Forêt, novellas en cours

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