6/13/2012

Gibier

Ce matin le vent
a laissé dans ses yeux
juste assez
de cette petite sauvagerie
fraîche et décoiffée
qui fait du lapin
fuyant le rapace
un être légèrement
plus libre
que le rapace
à l'affût du gibier

Lequel
a vraiment besoin
de l'autre
pour continuer ?


1 commentaire:

Le Seuil a dit…

Une belle image accompagnée d'une réflexion, voilà tout le poème.