2/19/2013

Il faut bien que quelqu'un y habite !?!

"À marcher un dimanche soir dans les couloirs de Necker vide, je me dis qu'il faut bien que quelqu'un habite ce vide et ce silence étrange, et les pas qui retentissent ce soir sont les miens...
ces pas qui retentissent dans les couloirs déserts, entre les machines à cafés et les toutes nouvelles machines à sandwich où désormais  on peut payer par Carte Bancaire...
par nostalgie ou par besoin j'ai encore une fois retourné et vidé le contenu de mon sac devant la machine, moi je trouve que ça fait du bien de vider son sac devant la machine, on se retrouve un peu, on retrouve un peu qui l'on est, un livre, des papiers, des tracts pour le spectacle de Maurice, des restants de biscuits, un gobelet de café de l'interminable queue pour "un casting figuration",
... et bien oui là en vidant mon sac, en retrouvant les pièces de monnaie une à une  je ne fais pas de la figuration je suis bien présente et je ne figure rien... je suis une maman d'un enfant malade, qui boit du  Capuccino machine sans touiller sinon c'est trop sucré et mange des rectangles Sodebo pas ceux qui ont le goût de l'autoroute, une maman qui a le cœur en montgolfière au dessus des versants de Valparaiso où un vagabond fou de théâtre joue pour elle chaque soir sur les collines colorées de ce port si lointain...  mon oxygène à moi est là bas!"
Marjolaine

J'ai reçu ce mail cette nuit, d'une amie lointaine. 
J'ai pensé que c'est quelque part dans ces mots que se situe le courage.
J'ai pensé au petit garçon dont il est question. Que j'embrasse.
J'ai pensé à la phrase de Martin Page ; "Rester fidèle aux blessés pas aux blessures." et à celle de Victor Hugo ; "Oh je suis avec vous, j'ai cette sombre joie"
J'ai pensé qu'il était malheureux que parfois la poésie soit moins dans les livres que dans les couloirs vides.

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