12/12/2013

En prenant notre temps

"Kenny Clarke :
J'adorais le batteur, jazzman formidable, et l'homme aussi, ce qui arrive souvent, j'ai tendance à mêler mon admiration aux sentiments.
En 1989, trois ans après sa mort, nous étions au club Saint-Germain avec René Urtreger, qui l'avait accompagné au piano ; je passe ma main machinalement sur une poutre, et il y avait là un joint, desséché, presque un papyrus, que j'ai reconnu sur le champs d'après la technique de roulage comme étant l'oeuvre de Kenny. Nous l'avons fumé, en prenant notre temps, à sa mémoire."

Jean-Pierre Marielle, Le grand n'importe quoi, Calman-Lévy

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