6/05/2016

ça pique




Figure-toi 
qu'au fond d'une plaie
le sucre 
fait aussi mal
que le sel

7 commentaires:

misquette a dit…

Quand j'ai vu le titre, je me suis dis, "Gagné! Il rend un hommage à Mohamed Ali dont la maxime était:

«Vole comme le papillon, pique comme l'abeille. Et cogne, jeune homme, cogne !»

J'ai pensé que tu pourrais l'apprécier parce que c'était un sportif à part, sportivement d'abord, un papillon danseur doublé d'une abeille, mais aussi parce qu'il était engagé dans de grande causes et qu'il avait le sens de la formule et surtout parce qu'il était un brin poète, "ME WE", avait-il répondu alors que des étudiants lui demandaient un poème alors qu'il faisait le tour des universités à la période où il avait été interdit de boxer parce que réfractaire à la guerre au Vietnam.

Allan Poe a dit…

La modestie qui est le soi-disant parti pris de votre poésie est sans cesse trahie par cette dernière, qui dramatise à qui mieux mieux l'expérience du poète, avec son trône, ses vertiges, et patati et patata. Vous êtes un imposteur. un poète de réseaux sociaux. Rien qui ressemble à la fusée, au soupir de l'inattendue beauté de l'expérience poétique qui s'offre ruisselante de simplicité au guetteur dans la nuit giboyeuse.

thoams a dit…

Heu ... comment dire, le trône c'est des chiottes, et si je suis un imposteur je n'avance pas masqué contrairement à vous

misquette a dit…

ça pique les pics !

G. a dit…

Ben mince alors...
J'imagine bien que tous les goûts sont dans la nature, j'imagine aussi la déception ou l'incompréhension face à l'engouement (si, quand même) que suscite l'écriture de Thomas Vinau si celle-ci ne vous touche en rien, j'imagine que ça puisse agacer. Mais "imposteur"... Je trouve ça violent. Asséner ca comme ça, je trouve ça violent. Et, par ricochet, un peu meprisant à l'égard de ses lecteurs, pauvres bananes, qui tombent dans le panneau, se laissent prendre aux subterfuges (pourtant grossiers, crois-je comprendre, mais peut-etre me trompe-je).
Je vais vous relire, peut-être y a-t-il une nuance qui m'a échappé, quelque chose qui viendrait moduler ce que j'ai lu comme une vérité première. Peut-être y a-t-il écrit un "je trouve que", ce petit Je qui implique le lecteur, ce petit Je n'avance que soi et qui n'écrase rien.
Je trouve ça violent d'attaquer les gens qui avancent nus, plus qu'à poil, même si leurs nuits ne vous paraissent giboyeuses en aucune façon.

misquette a dit…

Ma fille qui a une vingtaine d'année a un mot (je suppose qu'il est à la mode) pour qualifier celui qui écrit sur le pseudo d'Allan Poe, "Un rageux".
Trompe moi encore et encore Thomas, s'il te plait.

misquette a dit…

Octavio Paz: « La poésie n’est pas incompréhensible, elle est inexplicable ».