12/06/2016

Le pays

Le train file au dessus des fleuves, des arbres dorés par le crépuscule, des vignes rouges, des chantiers, des pays, des vies des autres. Il m'éloigne de vous. Il m'éloigne de chez moi. Le paysage en entier, grand ciel baratté, champs de panneaux solaires ou de vaches, lignes de routes et de briques, chaque détail raconte l'espace, la distance. La lumière d'un soir d'automne est belle, riche et chaleureuse, j'y déplie vos visages jusqu'à l'ombre des collines. Quand je reviendrai, qu'il pleuve ou qu'il neige, quelque soit le degré de la grisaille, tout me fredonnera le retour, la distance vaincue. Les retrouvailles. Tout sera doux. Car le seul pays que nous habitons, est celui qui nous habite. Celui des nôtres.

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