10/10/2017

Le métier de vivre

Les marrons écrasés laissent une farine ensoleillée sur les trottoirs. C'est drôle comme les hématomes accrochent bien la lumière. C'est bien fait cette connerie. Chapeau l'artiste. Aujourd'hui il va falloir que j'écrive à mon grand-père. Et puis que je me désenglue de ma poisse sombre. Voir même que je m'enlève les doigts du cul. Les élans neurasthéniques ont leurs limites. Il va falloir d'ailleurs que j'arrête de lire le journal de Cesare Pavese, le métier de vivre.  Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte. Tu dois avoir une sacrée estime en ton jugement pour t'autoriser à ce point de ne pas croire en toi. Il va falloir aussi être à la hauteur de ce cadeau que me font chaque jours ceux qui m'aiment. Pourquoi cette expression "être à la hauteur" comme si déjà j'étais en dessous. Ou alors disons être à la auteur. Aux enfants on dit fait ça comme un grand. Disons nous la même chose chaque instant. Il va falloir également arrêter les "Il va falloir". Je préfère tâcher. ça brouillonne mieux. Tâchons donc de goûter dignement la beauté des arbres qui meurent. Comme des grands.

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