vendredi 30 avril 2010

juste après la pluie

Marcher dans l'herbe
juste après la pluie
Rentrer
Mettre des chaussettes sèches
Recommencer

Jim et le coyote

Aujourd'hui : double dose de tord-boyaux

















( à T et V)

Quelques questions indispensables

-Tekitoi?
-Pour ou contre ?
- Où sont les femmes ?
-Pierre qui roule n'amasse t-elle jamais mousse ?
-À quel fruit ressemble votre visage ?
-Autorisez-vous vos enfants à boire dans les flaques ?
-Qui peut le plus ?
-Que lisez-vous aux toilettes ?
- Si la terre est dans la galaxie et que cette galaxie
est dans l'univers, dans quoi est l'univers ?

jeudi 29 avril 2010

Vents Contraires

 Ventscontraires.net est une toute nouvelle revue en ligne, lancée par Jean Michel Ribes "zone de turbulences et d’insolence issue du Théâtre du Rond-Point orientée rire de résistance ".

Ci dessous un extrait de l'édito :

De nombreux chroniqueurs ont enfourché avec nous les vents contraires et je les en remercie : Noël Godin, Gérard Mordillat, Jérôme Prieur, David Foenkinos, Michel Onfray, Jean-Loup Chiflet, Marie Nimier, Pierre Notte, Jean-Michel Helvig, Macha Sery, Patrick Robine, Paul Fournel et l'Oulipo, Donatienne Michel-Dansac, Judith Perrignon, Sébastien Thiéry, Martin Page…
Ils seront rejoints par bien d'autres, croisés au Rond-Point ou dans ses abords plus ou moins aériens, et peut-être, qui sait, bientôt par vous. Car si cette revue en ligne a renoncé aux très web.2 "commentaires des Internautes", j'appelle ici tous les talents à nous rejoindre, les proches, les lointains, les inconnus, les singuliers. Pour cela, il faut prendre le risque de nous proposer un article, une vidéo, une image ou un son, que nos deux rédacteurs en chef – Laure Albernhe et Jean-Daniel Magnin – retiendront ou non, car c'est bien le jeu d'une revue qui prévaudra sur ventscontraires.net

Vous pouvez retrouver un de mes textes, Richard Brautigan à Hawaii sélectionné dans la rubrique piste d'envol
Longue vie et mauvais vents !

So long cow boy















De temps en temps
Johnny Boy essayait de rêver
le goût des huitres ou du chocolat
Mais pour réellement voyager
il avait sa technique secrête
imaginer à quoi ressemblerait la vie
en chaussettes

mercredi 28 avril 2010



Et le retour du Bootie Cooler Shuggie Otis qui rencontre le Boogie Man Mos Def, yes !

Faim

Chercher par la fenêtre
et puis fouiller sur les trottoirs
dans les poubelles
dans les coins d'ombre
sur les toits les balcons
dans l'égout
Fouiller les noeuds
des platanes torturés
les fossés les ruelles
le terrain de foot
le parking
l'école
les terrasses de bistrot
le poissonnier
le cambouis du matin
Mettre ses yeux dedans
leurs mettre quelque chose
sous la dent

El chuncho

Autrement dit

Mes yeux
sont des mains
qui ont
la bouche ouverte

mardi 27 avril 2010

Parutions : Revues Avril /Mai 2010

BORBORYGMES
À l’occasion de la prochaine sortie du nouveau numéro – le 17e – l'équipe de borbo vous donne rendez-vous à la librairie Matière à Lire pour un nouveau Borbotruc.

En attendant, voici le sommaire de ce numéro tant attendu.
BORBORYGMES – n° 17 – mai 2010
Derek Munn. Sois funambule
Stéphane Delavet. Poème
Arthur Bidegain. 2 poèmes
Élizabeth Legros Chapuis. Petite histoire finissant mal
Jean-Jacques Maredi. Preuve obstinée
Emmanuel Steiner. Memorandum
Thomas Vinau. 2 textes
Robin Czarniak. Une belle dans la tête
Bruno Ronzani. 2 textes
Julien Derôme. L’Établissement (Chap Premier)
Jean-Claude Pirotte. La province prend l’eau
David Cayla. 3 poèmes
CAHIER LE TEMPS / FRANCE MUSIQUE
Thomas Vinau. / Alexandre Laborie. / Derek Munn. / Robin Czarniak.
(Pour les insomniaques, lecture d'un de mes poèmes le 06 mai sur France Musique par Véronique Sauger dans l'émission Contes du jour et de la nuit)
LES IMAGES
David Clerc. Techniques mixtes sur papier
Paysages aux caténaires& Façades, 2008-2009
***
Pr'Ose! n°15

Les auteurs, nouvellistes et poètes: Lunatik, Anne Veillac, Lal Behi, Scylliane Mohan, Maryline Martin, Nadia Le Roux, Chris Simon, Thomas Vinau, Chrysopale, Frédérique Trigodet, Annick Demouzon, Fabrice Marzuolo, Fabienne Rivayran et les auteurs du conte collectif...
  Pour commander ce numéro: envoyer un chèque de 5 euros 
(à l'ordre de Frédérique Trigodet, Rés. Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans).
Pour commander ce numéro et le suivant, à paraître en septembre (abonnement pour un an, donc!): même chose mais avec un 8 à la place du 5!
  Le thème du prochain numéro sera "Procrastination"!
(date limite: 31 juillet 2010)
Envoi à prose @ la poste. net (retirer les espaces)
ou à la même adresse postale que pour les commandes.

***

Microbe

Microbe 59.jpg 

 









Le 59ème numéro du Microbe est bouclé !
Au sommaire :
Nicolas Brulebois
Théophile de Giraud
co errante
Christophe Esnault
Jason Heroux
Diana Magallón
Carmelo Marchetta
Louis Mathoux
Jean-Baptiste Pedini
Thierry Roquet
Guillaume Siaudeau
André Stas
Marlène Tissot
Philippe Vidal
Thomas Vinau
Illustrations : Piet Linken
Les abonnés le recevront début mai.
Les autres ne recevront rien.
Pour tous renseignements, contactez éric Dejaeger
***

Et n'oubliez pas le Décapage chez la table Ronde













***

et L'Armée Noire  chez Al Dante









(Aux sommaires trop riches pour être détaillés ici, et toutes les deux parues en Avril )

Le tableau

Il avait accroché un tableau au mur de son bureau. Trois fenêtres et un tableau, il allait s'en sortir. Lorsqu'il avait froid, le tableau était la couvade rouge d'un feu de bois. Lorsqu'il avait chaud, il représentait la lumière qui traverse l'épaisseur des feuillages au coeur d'une forêt. Lorsqu'on parlait trop, c'était une grotte où il pouvait se réfugier. Quand il s'ennuyait, une plage noire de la Baltique à arpenter, ou le point de jonction de la lave en fusion avec la mer froide. Ainsi, il avait toujours une nuit et une aube à laquelle se raccrocher.

Un de ces matins






















Un de ces matins
où respirer revenait
à terrasser un crocodile
au fond de l'eau

En avant

Les pas à petits pas dans la maison qui ronfle. Avant que le réveil ne sonne. La salle de bain dans la lumière acide des petits matins de semaine. La langue de l'eau chaude. Mon urine qui s'y mêle. Les frissons. la serviette. la friction un peu plus vive de la tignasse trempée. La buée sur les lunettes. Les pas à petits pas dans la maison toujours tranquille. Le grincement des volets de bois des portes fenêtres du salon. Les trombes de lumière comme des trombes d'eau. Le chien qui se faufile entre mes jambes pour courser le chat du voisin jusqu'à la clôture. Le café qui gargouille. Les plantes du salon qui grignotent les rayons. La gigue des oiseaux. La gigue de la poussière dans les pentes obliques. Le jour qui ranime tout. Mais avec douceur. En silence. Cinq minutes pour bouquiner froc baissé sur la cuvette. Ce léger retard qui s'installe. Essentiel. La voiture. Le portail. Les mères sur les passages piétons. Les petits cartables sur les petits dos des petits enfants. Et puis la ville dans le rétroviseur. Qui s'éloigne. Les bords de routes qui moussent de fraîcheur. Les panneaux. Les champs. Le vert trois fois plus vert des feuillages qui brillent. La terre ocre des vignes. Les grandes lignes du ciel. C'est n'importe où. C'est ici et maintenant. C'est le début. En avant.

lundi 26 avril 2010

Liste de bidules achetés hier au vide grenier

- Des lunettes de soleil pour bébé
- Deux petites boîtes en fer, une médicale, l'autre avec un croissant et une lune
- Un manuel des Castors juniors
- Un t shirt avec un pigeon rose dessus
- Une carte postale en 3d d'une chinoise qui devient toute nue
- Un livre de poèmes pour enfants
- Une caisse en bois
- Une carte postale en 3d d'une chinoise qui fait un clin d'oeil
- Des trucs en plastiques pour dessiner des animaux
- Un t shirt avec un pigeon vert dessus
- Un vieil album photo d'une vieille partie de campagne
- Un livre illustré sur les oiseaux

samedi 24 avril 2010

Un bon bain
















photo Cynthia Cappel

Loupiottes

Le tilleul fait ses feuilles. Des centaines de petites feuilles toutes fraîches. Presque transparentes. Le soir, quand le soleil s 'étale derrière les collines, elles brillent comme des guirlandes de loupiottes en papier sur nos crânes fatigués.

jeudi 22 avril 2010

La marque sur ses joues

Côté cours côté jardin

Une pie qui pique
un quignon
balancé volontairement
sur le toit de la cabane
Un écureuil qui vient
à toute allure
lui piquer le bout de pain
sous les yeux du type
éberlué de bonheur
qui veille chaque jour
à partager ses croûtes
avec les nuisibles
Les ailes d'abeilles
qui applaudissent
dans la lumière

mercredi 21 avril 2010

Cool Hand Luke

Rentabilité

Je vous donne mes bras
faites en ce que vous voulez
Faites en des piliers
des poteaux ou des planches
Faites en du bois mort
un support pour les ronces
Faites en des bougies 
ou des pelles à creuser
Car ce n’est pas moi qui les rentabiliserai
Je vous offre mes jambes
pour cultiver les poils 
ou nourrir les fourmis
pour arpenter sévère
pour marquer territoire
pour jalonner le temps
Car ce n’est pas moi qui les rentabiliserai
Je vous offre carcasse
pour boucher l’horizon
monticule de viande
pour vous baigner dedans
pour élever des mouches
pour être apéricube
car ce n’est pas moi qui la rentabiliserai
Je vous offre ma tête
mes rêves mes cheveux
je vous offre mes yeux
ma tendresse et ma curiosité
Je vous offre mon temps
patience illimitée
Car ce n’est pas moi qui les rentabiliserai

Si j'avais...

Si j'avais couché avec cette fille, à seize ans, quand j'en ai eu l'occasion, je serai probablement devenu une autre personne. Peut être quelqu'un qui s'aime un peu plus. Qui se sent moins faible. Moins lâche. Moins fragile. Peut être quelqu'un de plus sûr de lui. Peut être quelqu'un qui porte la moustache et des jeans serrés dans les rues de Paris. Peut être quelqu'un qui se méfie moins de lui même. Peut être quelqu'un qui n'a pas besoin d'écrire des poèmes. Qui a moins besoin d'être aimé par les siens. Qui se laisse porter. Qui ne doute pas de ses choix. Quelqu'un qui a envie de réussir. Qui a de l'ambition. De l'orgueil. Des exigences. Quelqu'un qui a moins besoin d'être rassuré. Protégé. Encouragé. Quelqu'un qui cultive moins l'échec. Le recul. Le cynisme. La tangente. Quelqu'un de moins bouleversé par les règles du jeu. Par le jeu lui même. Par le jour lui même. Par le rire. L'appétit. Le courage des autres. Quelqu'un de cette planète. Un vrai bonhomme. Un connard quoi.

mardi 20 avril 2010

Le hamac de Brautigan


Dans ce petit film, Brautigan dans le hamac, explique à Tom MacGuane comment le tarpon argenté traverse le marbre liquide de l'eau lorsqu'il saute pour attraper la mouche. Bref, ils parlent de pêche ...
 

mardi 13 avril 2010

dans le brouillard

L'audace de la pie, qui s'attèle à tire d'ailes, au transport d'une branche deux fois plus grosse qu'elle. Deux mètres dans le brouillard, elle lâche tout. Et puis merde. Y'a pas marqué bagnard !

Totoro

Comme une grosse patte d'ours nous caressant les cheveux.

Poésie/Poésia est un projet mené de pieds de maître par Dimitri Wazemski, l'éditeur de La Nuit Myrtide qui fait lui même ses livres et se coupe lui même les ongles. C'est une poésie qui s'écrit avec le souffle et les chevilles. Avec le vent. Dans la neige. Bonne route l'ami !

lundi 12 avril 2010

Copilote

Pour ce qui est
de diriger
le berzingue
je ne suis pas
 un cadeau
Mais crois moi
du début jusqu'à la fin
tu pourras compter
sur mes talents
de copilote

Il n'y a plus de gaz

Il pleut sans discontinuer depuis ce matin. Un méchante petite pluie qui nous crachotte au visage ses postillons glacés. Je me suis coincé la nuque sous la douche. Il n'y a plus de gaz. Le petit a mal dormi cette nuit, et nous avec. On est le douze du mois et je suis déjà à découvert. Ce lundi a tout d'une petite flaque de merde sans consistance. Je mets Richard Bona. J'observe notre enfant tenter d'enfiler dans sa bouche la totalité d'une mouche en peluche. Tu es dans la cuisine, accroupie, tête sous l'évier en train de tenter sous la colère de décrocher le tuyau de gaz mal embouché. J'ai du mal à tourner la tête, mais je te vois, l'oeil en coin, en train de gigoter à quatre pattes. De ton pantalon surgissent, souriantes, les deux joues de tes fesses. Au même moment le chien s'applique à recouvrir le visage de mon fils d'une bave bienveillante bien que légèrement parfumée à la morue. La pluie tombe. La pluie chante. Je me fous de ma nuque, du découvert, du gaz. Ou plutôt non, je ne m'en fous pas. Je les savoure. Comme le reste.

Nuée

De la différence entre la spiritualité et l'altitude

Le trés haut
vole décidemment
bien bas ...

dimanche 11 avril 2010

Savoir offrir

Il cultivait les limaces noires
Cueillait les grosses larves de cédoines
Enfilait les gendarmes sur un fil en nylon
Il trouva pièce majeure de collection
dans le bois putréfié d'un arbre
un petit cadavre de lézard
grouillant d'asticots débridés
Non, vraiment il en était sur
ce serait pour sa maman
le plus beau des colliers

jeudi 8 avril 2010

Charogne #1



La Charogne est toute fraîche, menée de main de maître par Guillaume Siaudeau, cette nouvelle revue vaut le détour !!!
ci dessous la présentation de La méduse et le renard et les liens:
Voici le premier numéro de Charogne. Charogne est un magazine en ligne. De la poésie, des textes, des carcasses et des plumes. Au sommaire de ce premier opus :

Oceane Le Tarnec
Pascal Pratz
Julien Blaine
Eric Poindron
Thomas Vinau
Eric Dejaeger
Stéphane Prat
Perrine Le Querrec
Thierry Roquet
Antoine Bréa
Dimitri Vazemsky
Guillaume Siaudeau


Charogne sortira irrégulièrement, vous pouvez proposer vos textes à : charogne.magazine@gmail.com
G.S

Le blog de Charogne
Le magazine en ligne

Mon ombre et l'ombre du chien

Mon ombre et l'ombre du chien
On avance
Et c'est comme
De recoudre
La peau jaune
De la nuit


(...)

mercredi 7 avril 2010

Un livre

- On pouvait lire en lui...
- Comme dans un livre ouvert ?
- Non, comme dans un livre brûlé.

Sous le grand ciel orange

Nous irons danser pieds nus dans la poussière, sous le grand ciel orange. Les petits auront du chocolat autour de la bouche. Les grands une odeur de feu de bois et une haleine de bière. L'orage grondera puis aussitôt commenceront à tomber ces grosses gouttes d'été qui changent la couleur de l'air. Les chiens feront n'importe quoi. La nuit tardera à tomber. Il y aura des chauves-souris, des tomates, du lilas. Les patates crameront sous la braise. Le vin sera renversé. Les enfants n'atteindront pas minuit et les étoiles filantes leurs passeront sous le nez. Nous fumerons dans l'obscurité. Des moustiques piqueront nos mollets. Les chiens, les hérissons, les escargots, termineront le repas. Le lendemain, la rosée aura tout trempé. Les grands auront tout oublié. Mais l'un ou l'autre des minos, en siestant sur le canapé, s'en tricotera un souvenir.

lundi 5 avril 2010

Coffee and dust

le livre sur mon visage

Un dimanche ou un samedi. Un de ces aprés midi de repos, presque de convalescence. Un de ces aprés midi où l'on a le droit d'être sans force. Le petit fait la sieste. Tu joues à  l'ordinateur. Je mets Sketches of Spain. M'étends sur le canapé. Remarque un rouge gorge un peu trop gras dehors qui fait plier le lierre. La pluie s'est arrêtée. Je prends un livre mais me retrouve rapidement à fermer les yeux pour mieux me laisser porter par les longues notes. Je ne lutte pas. Pose le livre sur mon visage. M'enmitoufle le nez dans l'odeur du papier. De l'encre. Je ne bouge plus. Je m'en vais.

dimanche 4 avril 2010

Sid et Nancy

le ciel comme une enclume

Cet instant
de métal
entre le jour
et la nuit
Le silence
des dernières
branches
qui mangent
la lumière

Autoportrait du poète en pyjama

Un petit lambeau

Il arrive au fil du temps
et des évènements
qui nous submergent
que certains de nos actes
fassent de nous un peu moins
que ce que nous étions
c'est comme arracher soi même
un petit lambeau de son coeur
Il arrive au fil du temps
qu'on nous pardonne
qu'on se pardonne
qu'on vive avec
qu'on vive sans
mais jamais
que la chair
ne revienne

samedi 3 avril 2010

Au moins une heure

Avant la fatigue, si la terre est bonne, glisse bien, chante sur la pelle, il y a au moins une heure dans la journée où le corps est heureux ". George Navel, Travaux. Folio
Poser son cul sur les pierres
Regarder par terre
Surtout ne rien penser
surtout ne rien tenter

vendredi 2 avril 2010

L'équilibre

 

La vieille à la fenêtre

 La vieille à la fenêtre
son tablier rayé
ses dents pourries
ses grosses lunettes
sa façon à chaque passante
de maugréer salope, pd !

Le plancher de jeannot

Compter les tuiles cassées

Compter les tuiles cassées
les fuites d'eau
les toiles d'araignées
De temps en temps
faire un détour par la départementale
passer devant l'hopital psychiatrique
croiser l'oeil blanc d'un homme pâle
assis sur le banc