3/28/2015

Les pensées de Tony (5)

Il y a encore plus seul que le dernier cornichons du bocal. 
Qui pense à ce petit oignon blanc que personne ne veux jamais bouffer ?

3/27/2015

Nous sommes ceux qui pétrissent - Tassos Livaditis


























 «Nous sommes ceux qui pétrissent
et nous n’avons pourtant pas de pain,
nous sommes ceux qui extraient le charbon
et nous avons pourtant froid.
Nous sommes ceux qui ne possèdent rien
et nous arrivons pour prendre le monde»
Tassos Livaditis

3/25/2015

Ne pas rattraper le retard

Finir un livre de Jean-Pierre Georges
Croquer une pomme déjà croquée
- Empreintes de dents d'enfant -
Reprendre une part de pluie
Réchauffer dimanche
à la casserole
Ne pas rattraper le retard
sur le rangement
du linge et des cries d'oiseaux

3/22/2015

Les pensées de Tony (2)

 
L'homme vain se consacre aux cycles : saison, amour, histoire, astronomie ...
L'homme essentiel aux degrés : fièvre, humour, alcool, cuisson des pâtes ...

3/21/2015

On a les sauveurs qu'on mérite


Matin de pluie
Nous sommes des flaques qui attendent
langues de chien pattes d'oiseaux bottes d'enfant
que quelqu'un leur saute dedans

3/20/2015

Je suis né en mai ...


T'as des violettes au fond du slip = Voilà Le printemps !


Poids plumes - Mots Nomades - Poème libre service - Tentative d'épuisement de la nuit


Insurrection poétique – Printemps des poètes - 2015 Poids plumes, des livrets-poèmes gratuits en libre circulation. Où les trouver à partir du 7 mars 2015 ? :
Sollicité par Mots_Nomades, je suis heureux de participer à cette belle initiative avec ma Tentative d'épuisement de la nuit.

3/18/2015

Ecrire Petit - Conversation avec La Moitié du Fourbi - Extrait

 (...)


LMDF Reparlons un peu de vos « copains »… Vous convoquez assez régulièrement les auteurs que vous aimez dans vos poèmes, mais vous le faites souvent à la bonne franquette, sans vous appesantir. En quoi est-ce important pour vous, cette présence, cette circulation ?
Th. V. Ce sont des ombres bienveillantes, qui m’ont aidé, qui m’ont nourri. Il y en a dans tous les domaines. Il s’agit de les partager, d’être un complice, un maillon de cette chaîne invisible de partage. Le marché noir de la beauté. Après, pour ce qui est de la transmission, c’est une question de goût, je n’aime pas qu’on m’introduise de force des gros morceaux dans la bouche en disant : « Mâche, c’est délicieux. » Et j’essaie de ne pas faire ce que je n’aime pas qu’on me fasse.


LMDF Parmi les auteurs qui vous sont chers, l’un de ceux qui semblent se démarquer est Richard Brautigan. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ? Quelle histoire avez-vous eu avec lui, avec ses textes ?
Th. V. Découvrir un livre de Brautigan, c’est se faire un ami. C’est ainsi. Il y a dans sa langue, dans sa fantaisie écorchée, dans son humour, dans son désespoir, dans son inventivité, dans sa simplicité, tout ce qu’un lecteur cherche en ouvrant un livre. C’est un avant-gardiste modeste, un poète farfelu, un homme qui a beaucoup souffert. Un humain si seul que l’on n’est plus jamais seul lorsqu’on est avec lui, dans ses mots. Lire Mémoires sauvés du vent il y a quinze ans a bouleversé ma conception de l’écriture. Tout est permis, il suffit de mettre autant de sincérité que de distance. Il suffit d’être vraiment là où l’on est pour pouvoir ne plus y être du tout.


LMDF Pouvez-vous nous dire un mot encore des deux dédicataires de votre dernier roman : Jean-Claude Pirotte et Pierre Autin-Grenier, tous deux disparus l’an dernier ? En quoi leur écriture vous touche-t-elle ?
Th. V. Ce sont des modèles, des boussoles, des amis, des pères. Leur chemin d’écriture est exemplaire ; libre, iconoclaste, honnête. Ce sont de vrais réfractaires. De vrais artisans de l’art aussi. Écrire à la hauteur de sa vie et vivre à la hauteur de ce qu’on écrit. Ni plus ni moins. Comme chez Brautigan mais à leur manière, il y a dans chacun de leurs livres humour noir, réalisme, sincérité, invention. Ce sont de vrais poètes, loin de toutes les branlettes d’écoles, de statuts ou de milieux. Ils m’ont lu, conseillé, pris sous leurs ailes. Ils me manquent.

LMDF Votre poésie donne souvent l’impression de se placer dans le fil des jours, de fonctionner un peu comme un journal qui tairait son nom. Quel rapport votre écriture entretient-elle avec le quotidien ?
Th. V. Un rapport quotidien justement. J’essaie d’écrire un peu tous les jours, autant que possible. Le rapport à la note, à la chronique, au journal de bord est un bon point de départ. Ça ne réduit pas le champ des possibles. C’est un socle, un socle de réalité à partir duquel tout est à inventer. Ce ciel, ce moment de rien, cette odeur, ce détail de la farce. Ici et maintenant. Il y a déjà tout dans le quotidien, la poésie, la fantaisie, l’horreur. Développer d’abord son acuité plutôt que son imaginaire. Ensuite, tout est permis.

(...)

Le reste et plein d'autres choses fabuleuses là : La moitié du Fourbi 
(Merci à Frederic Fiolof pour l'attention et la bienveillance)

Sur les pas d'Albert Cossery (1991)


3/17/2015

Timothée de Fombelle Merci !

 Suis merveilleusement estomaqué par la pertinence fraternelle avec laquelle ce Monsieur  Timothée de Fombelle partage mon petit ouvrage. C'était à la fête du livre de Bron. Un immense merci à lui et en passant un autre à la librairie Voix au Chapitre de Lyon qui est un de ces passeurs tendres qui m'aident à croire en demain.

 


 Que lisent les écrivains-Télérama.fr


Exercice d'évacuation programmé.


Exercice d'évacuation programmé.
Issue de secours stratosphérique.
Huitième cumulus au fond du ciel.

On pourrait agrandir la cabane

3/16/2015

Une part de nuages - Le Point


Un grand merci à Marie-Jo Batisti de la Librairie Goulard à Aix-en-Provence pour son coup de coeur (et sa gentillesse permanente) dans Le Point de cette semaine.

Je chante les chiens calamiteux - Baudelaire

"J'invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu'elle m'aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poëte qui les regarde d'un oeil fraternel.




Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur!»
Les bons chiens, Charles Baudelaire

3/15/2015

De l'harmonie des gris

 deervision:

Lonesome, 1929

Mon chien neurasténique
du volume adéquate
pour écouter Embraceable You
les jours de pluie
Au fond du ciel tout seul
 j'entends le rire des pies

deervision:

Lonesome, 1929