mardi 31 août 2010

brugnon

Marcher dans les vignes. Dans le vent. Rentrer. Te trouver heureuse. Croquer dans ton brugnon.

Pilleur d'huitres























En 1891, Jack London a quinze ans. Pour s'extraire de sa vie miséreuse, il devient pilleur d'huitres. C'est dans cette rapine nocturne qu'il découvre l'amour, le socialisme, l'alcoolisme et quelques autres trucs en isme.

dimanche 29 août 2010

Microbe 61, spécial Brautigan

Le 61ème numéro de Microbe — spécial Richard Brautigan ! — est à l’impression. Avec ce numéro, la revue en est à dix ans d’existence.

Au sommaire :
Pascale Arguedas
Marc Bonetto
Michel Bourçon
Arnaud Bourven
Yve Bressande
Jean-Marc Couvé
John Ellyton
Virginie Holaind
Jean
Hozan Kebo
Roger Lahu
Philippe Lemaire
Louis Mathoux
Hervé Merlot
Jany Pineau
Thierry Roquet
Guillaume Siaudeau
Marlène Tissot
Thomas Vinau
Collages originaux de Philippe Lemaire

Les abonnés le recevront début septembre. Les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez le taulier.

vendredi 27 août 2010

J'attends l'orage
















J'attends l'orage
la grande bassine de ciel
le coup de vent
le coup de dent

La caissière

Le matin la caissière
porte des étoiles brillantes
au bout des ongles
Le soir la caissière
porte des étoiles mortes
au fond des yeux

Le fils du petit chaperon rouille























Papa avait de grandes joues
Maman avait de grandes dents

jeudi 26 août 2010

La rentrée

C'est la rentrée
tu rallumes la radio
tu pleures
tu éteins la radio
tu craches
Let's go

Trop tard

Pas le poids

Des mots de rien. De bois. De patates. De pollen. La gymnastique du matin que je ne trouve plus le temps de faire. Un point. De départ. D'arrivée. Un marque page. Un herbier du banal. Des mots de rien. Je cours après entre deux courses. Entre deux couches. Des mots qui filent à quatre pattes. Qui se mettent tout dans la bouche. Qui boulottent un papillon de nuit. Qui chient. Qui pleurent. Qui rient. Des mots qui ne font pas le poids face à la morve d'un marmot. Des mots vides d'un trop plein de vie.

mercredi 25 août 2010

MOONDOG











Un  cinquième portrait de clochard céleste chez Vents Contraires

De l'aube à l'aube

Un homme qui crache. Ses yeux qui titubent sur les choses. Qui trébuchent. Ses mains déjà sales. Son corps déjà fatigué. Sa canette de RedBull.

Exotica

dimanche 22 août 2010

vendredi 20 août 2010

Le lendemain

Le lendemain
les bouteilles vides dans la rosée
les cendres froides
les guêpes mortes au fond du verre et les fourmis dans le quatre-quart
le souvenir de ta main
de ta langue

jeudi 19 août 2010

Tenir l'équilibre



















Elle tenait sa robe
moi j'essayais
de filer droit
jusqu'au jaune
du champs de colza

Follow the drinkin' gou'd

(L'histoire de cette chanson d'esclave codée dans Books )
Voici la chanson et son explication :

When the sun comes back and the first quail calls,
Follow the Drinking Gourd.For the old man is waiting
for to carry you to freedom, If you follow the Drinking
Gourd.

 
« Quand le soleil revient » signifie en hiver et au printemps, lorsque le soleil est de plus en plus haut à midi, chaque jour. Les cailles sont des oiseaux migrateurs qui passent l'hiver dans le Sud. La Gourde fait référence à la Grande Ourse. Le vieil homme, c'est Peg Leg Joe. Les vers disent aux esclaves de partir en hiver et de marcher en direction de la Grande Ourse. Éventuellement, ils vont rencontrer quelqu'un qui pourra les escorter pour le reste du voyage.
La plupart des fugitifs devaient franchir la rivière Ohio, trop large et trop tumultueuse pour être traversée à la nage. Les passeurs du chemin de fer clandestin se sont longtemps demandé comment la faire franchir aux réfugiés et, l'expérience aidant, ils en sont venus à la conclusion qu'il valait mieux la traverser l'hiver. La rivière était alors gelée et les réfugiés pouvaient marcher sur la glace. Comme la plupart des réfugiés mettaient un an pour se rendre du Sud jusqu'à la rivière Ohio, les passeurs du chemin de fer clandestin les pressaient de commencer leur voyage en hiver afin d'arriver à la rivière l'hiver suivant.

The river bank makes a very good road, The dead trees
show you the way, Left foot, peg foot, traveling on
Follow the Drinking Gourd.

Ce vers enseignait aux esclaves de suivre la rive de la rivière Tombigbee vers le Nord en cherchant les arbres morts portant le dessin d'un pied gauche et d'un pilon. Les dessins permettaient de distinguer la Tombigbee des autres rivières orientées nord-sud qui en sont les affluents.
The river ends between two hills, Follow the Drinking
Gourd. There's another river on the other side, Follow the Drinking Gourd.

Ces vers disaient aux esclaves que lorsqu'ils arrivaient à la source de la Tombigbee, ils devaient continuer vers le Nord en franchissant les collines jusqu'à ce qu'ils voient une autre rivière. Ils devaient ensuite voyager vers le Nord le long de cette autre rivière qui est la Tennessee. Plusieurs des itinéraires pour fuir le Sud aboutissaient à la Tennessee.

Where the great big river meets the little river, Follow
the Drinking Gourd. For the old man is awaiting to carry
you to freedom if you follow the Drinking Gourd.

Ce vers raconte aux esclaves que la Tennessee rejoint une autre rivière. Ils devaient traverser cette rivière (qui est la rivière Ohio) et, sur la rive nord, ils rencontraient un guide du chemin de fer clandestin.
 

mercredi 18 août 2010

mardi 17 août 2010

Carnet de bord d'un voyage à Barcelone

Un endroit est ouvert aux quatre vents et aux deux pattes
Fouillez y pour aller voir ailleurs
J'y ai laissé un Carnet de bord d'un Voyage à barcelone (chez un vieux chat) qui est gratuitement téléchargeable et imprimable...

lundi 16 août 2010

Aux 4 routes

Dans la grande marre noire
de la nuit
Les chouettes lancent
leurs cris
d'enfants égorgeurs
jusqu'à ce que l'aube
cette grande femme nue
aux chevilles glacées
leurs cloue le bec
au fond des yeux

Funky backyard

jeudi 12 août 2010

mardi 10 août 2010

dimanche 8 août 2010























Rubjerg Knude Lighthouse, Denmark (by Rhiannon Adams)

Les étoiles






















Les étoiles sont des bêtes
des yeux
qui nous regardent gémir
tout au fond de la nuit

vendredi 6 août 2010

mercredi 4 août 2010

Cassos !

Les choses sans importance

Je laisse pousser
les toiles d'araignées
sur le carreau des vitres
Elles retiennent
des choses sans importance
des insectes
de la poussière
des petits bouts de vent
et de lumière

lundi 2 août 2010

La planche de mon bureau

La planche de mon bureau
est usée
poncée
parsemée de taches d'encre et de couleur
incrustées et diluées
comme des algues sur un navire
revenant de l'enfance

Qu'en dis-tu ?



















© Koomi Kim

On pourrait s'aimer
comme des monstres
jouant à la marelle
Qu'en dis-tu?

dimanche 1 août 2010

Les invincibles


















« Les invincibles que nous chantons ne sont pas ceux qui gagnent toujours mais ceux qui jamais ne se laissent abattre par les défaites. Le plus invincible de la littérature, c’est Quichotte. Son héroïsme géant, c’est d’ignorer le ridicule » . Erri De Luca