mardi 30 août 2011

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux.- Lire



















Merci à Philippe Delaroche pour sa belle lecture de Nos cheveux dans Lire
Sur la toile merci à Seren.dipity et Antigone

Bel échos également ici ou
Idem pour tous les libraires et lecteurs qui font du bouche à bouche et du bouche à oreille. Mes mots se sentent bien dans vos yeux !

Deux mascarades

Le jour / Mes yeux
Deux mascarades
qui se font un gros câlin

Curieux


lundi 29 août 2011

Cocktail

Du soleil
Des protéines
et quelques litres de larmes
Le barman du coin
vient d'inventer
un nouveau cocktail :
La Terre

Un coup de frais


François de Cornière

« Ce sont des détails
- comme vous dites -
des petits coins de ciel
des gouttes d’eau sur la vitre
ou des herbes qui plient.
Et alors ?

Ce sont mes marées hautes
mes rochers de juillet
mes ruisseaux du mois d’août
mes chemins mes épines
mes galets mes cailloux.
Et alors ?

Ce sont mes longs hivers
mes tiroirs et mes livres
mes cafés mes rencontres
mes amis mes amours.
Et alors ?

Ce sont mes certitudes
puisque vous êtes là
qui vivez tout comme moi de détails
- comme vous dites -
où va ma poésie.
Et après ? » 



François de Cornière, Ces moments-là, Poèmes 1980-2010, préface d’Eric Holder, Le Castor Astral, 2010 

dimanche 28 août 2011

Les Murs sur Publie.net


















Il en faut. Des couches et des couches de lumière. Pour éteindre un mur. 

Texte Thomas Vinau
Photos Florent Lamouroux
22/08/2011
Collection Art & portfolios
Langue Français
Disponibilité  PDF Streaming Mobipocket EPUB  Verrous : aucun
3,49 €

samedi 27 août 2011

Samedi 27 aout Nos cheveux à Banon













Je serais présent le samedi 27 Aout de 16h à 18h à la Librairie Le Bleuet à Banon (04) pour une lecture-rencontre autour de mon livre : Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (Alma éditeur). C'est une immense et magnifique librairie, peut être la plus belle que je connaisse, alors n'hésitez pas à venir y faire un tour.
(rens : 04 92 73 25 85)

Prison song













Prison song - Alan Lomax 
Mississipi Prison Recording
1947-1948
sublime !
à écouter là

vendredi 26 août 2011

Saut d'obstacles


Trébuche

Ma langue trébuche sur les choses et les êtres. Sa démarche sans grâce a les genoux croûteux. Elle tombe au moins une fois sur deux. S'arrête. Recommence. Laisse dans la poussière ses traces maladroites. Quelques mots sales et simples. Éclats d'esclave sauvage. Qu'une bête fatiguée viendra lécher peut-être. Pour atteindre la prochaine nuit.

jeudi 25 août 2011

Des Ours




















Pendant qu'ils hurlent avec les loups
nous chuchotons
L'eau brille dans nos yeux
Nous avons la tendresse des ours
qui jonglent plus loin que leur graisse
Nous connaissons les cycles
Nous tressons nos erreurs
Nous apprenons
Nous n'irons pas bien loin
Nous goûterons
...

lundi 22 août 2011

dimanche 21 août 2011

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - again













Nos cheveux blanchiront avec nos yeux continue sa belle vadrouille.
Il est dans la sélection des 26 livres de la rentrée de Vogue
Merci également à Arnaud Dubek et à Martin Page d'avoir relayés l'info. C'est toujours agréable d'être apprécié par des gens dont on estime le travail.

Le monsieur à lunettes

Chaque jour de sa vie, ou presque, le monsieur à lunettes avait tenté d'apprivoiser les mots. C'était comme de traverser la mer. Pourtant il savait nager. Il avait parlé. Lu. Écrit. Il avait rédigé des pages entières. Des milliers. Des livres énormes. Des dictionnaires. Des sagas. Mais dans son dernier carnet. Celui qu'il avait scellé et placé la veille de sa mort chez le notaire avec la mention La plus belle chose que j'ai écrite ; chaque page ne portait qu'un seul mot. Un unique mot. Campanule. Banane. Fontaine. Main. Cerise. Cigare. Courage. Flamme. Sauvage. Arbre. Folie. Chèvre. Ombre. Surprise. Rapace. Couteau. Tomate. Coquille. Matin. Souffle. Pluie. Caillou. Bouteille. Roseau.

Ça sent la fin des vacances


samedi 20 août 2011

Tu t'efforceras d'être

Le matin
Chaque matin
Tu t'efforceras d'être
Cet enfant qui enfonce sa main
Au fond de la gueule d'un chien

Puisque la terre est une bille sur la tête d'un boiteux


Avis de recherche

Poème perdu
entre le à tout prix
et le à tout prendre
si renseignement contactez
le gecko qui digère hier
d'ici demain

vendredi 19 août 2011

Nos cheveux dans l'Huma et le Monde

Le début de Nos cheveux blanchiront avec nos yeux est paru dans l'Humanité du 12 aout 2011. La version nenet est ici. 

Un article dans Le Monde des livres du 18 aout 2011 lui fait également la part belle. La version nenet est là.

Une émission bien sympathique sur France Inter la semaine dernière. La version nenet est ici.

Deux lectures intéressantes du livre et

Bon bin on va pas bouder son plaisir hein !

Rentrée littéraire













Pilar Albarracin - Fabulations - Exposition au centre Le Lait à Albi

mercredi 17 août 2011

Dans le train

Dans le train, à la sortie de Paris. J'aperçois au milieu d'un terrain vague un gros tas de fenêtres et de portes-fenêtres. Sentiment de surprendre un bûcher de poèmes.

Dans le train, odeur prégnante de beurre de Karité. Au coeur de toute cette moquette, conquête de la peau.

Dans le train un insecte. Perdu. Dans tous les sens du terme.

Dans le train, longs champs plats à travers la vitre. Saisonniers sous le ciel gris et jaune, cultures vertes qui leurs montent à mi-cuisses. Chapeaux chinois vissés sur le crâne. Impression fugitive, confuse, de traverser des rizières.

Dans le train, le rire d'un bébé dans le dos. Des ailes.

Dans le train, silhouette lointaine d'un convoi de camions qui défile sur la route. Des éléphants invincibles. Donc sans grâce.

Dans le train, le ciel. Comme un enfant qui dessine avec des nuages.

Dans le train, les classes sociales emboîtées. Les unes sur les autres. L'excès de parfum plus insupportable que l'excès de sueur.

Dans le train, le coeur gros. Oiseau à pied. Trop lourd pour voler.

Dans le train, une vieille dame et un oeuf dur.

De l'aube à l'aube


samedi 13 août 2011

Toute toute première fois


















L'expérience fut sympathique, chaleureuse et sincère. Augustin parle vite et tendre et son équipe est accueillante. Catherine vous tient par la main avec ses yeux. J'ai fais ce que j'ai pu mais on a parlé un peu de poésie sur France Inter. Vous pouvez podcaster l'émission là.

jeudi 11 août 2011

Et nous avons bien ri d'être tant dévastés

Le lion des fosses à purin

Grotesque et magnifique, le lion des fosses à purin grogne à l'oblique de mes rêves. l'écho carnassier d'un grand rire le force à se coucher sur le flanc pendant que demain lui gratte le ventre. Quand je me lève le lion n'est plus que l'ombre d'un moustique décoiffée par le vent.

mercredi 10 août 2011

Toute première fois
















Vous pourrez me retrouver vendredi 12 aout à 20h sur France Inter dans l'émission Toute toute première fois. Dépucelage radiophonique à l'heure où les merguez sifflent. Soyez bienveillant...

Vous pouvez également lire ici une première critique du livre. Que son auteur en soit chaleureusement remercié.

Yonkers

Banane et funambulisme

Hier soir elle s'est ramenée
avec une banane en plastique
dans laquelle on peut glisser
et transporter sans risque
une banane en banane
Ses yeux brillaient et j'ai pensé
qu'elle était belle tout là haut
en équilibre sur le fil
de l'absurdité

mardi 9 août 2011

photo de vacance

Méthode de survie - 9

technique numéro 9_RÉDEMPTION PAR LE VERBE :
CACAHOUÈTE SALMIGONDIS CONCOMBRE ANACHORÈTE
CUCURBITACÉE NYCTALOPE ANDOUILLETTE CALLIPYGE
GALLINACÉ PITHÉCANTHROPE CHAMALO CHARIVARI

lundi 8 août 2011

La rage de vivre

"Il attendit. Les crocs se refermèrent doucement ; leur pression s'accentua ; le loup puisait dans ses dernières forces pour essayer d'enfoncer ses dents dans la nourriture qu'il attendait depuis si longtemps. Mais l'homme aussi attendait depuis longtemps, et sa main lacérée se referma sur la mâchoire. Lentement, pendant que le loup luttait faiblement et que la main serrait faiblement, l'autre main parvint à se placer pour assurer une prise. Cinq minutes plus tard, le corps de l'homme pesait de tout son poids sur celui du loup. Ses mains n'avaient pas assez de force pour l'étouffer mais son visage était pressé tout contre la gorge de l'animal et sa bouche était pleine de poils, Au bout d'une demi-heure, il sentit que quelque chose de chaud s'écoulait dans sa gorge. Ce n'était pas une sensation agréable. On aurait dit du plomb fondu introduit de force dans son estomac - et c'était sa volonté seule qui l'obligeait à l'avaler. Plus tard l'homme roula sur le dos et s'endormit."

Jack London, L'amour de la vie

lets forget everything

Sous le grand ciel bleu

Il ne pèse rien ce petit nuage qui crache sa douceur dans le grand ciel bleu. Et il passe, placide. Et il passe et s'efface. Ne laisse aucune trace dans le grand ciel bleu. Du troupeau, tout en bas, à brouter l'herbe grasse, nous n'en gardons pas même un reflet dans les yeux. Et on mange et on chie. Et on passe et on passe sous le grand ciel bleu.

samedi 6 août 2011

Une poule et un bébé

Une poule
et un bébé
se regardent
dans les yeux
Il est possible
qu'ainsi naissent
un certain nombre
d'univers

Chien errant 23














Victor Edel

Méthode de survie - 8

technique numéro 8 _ AMASSER CENDRES :
COLLECTION DE DÉTAILS
TOMBER C’EST VOLER UN PEU
LA FOUDRE DANS UN VERRE D’EAU

vendredi 5 août 2011

Un peu de bon sens

Le fantôme du liquide vaisselle


Tout à l’heure en faisant la vaisselle
une image étrange
m’a traversée l’esprit
j’ai revu le visage fripé
de Brautigan
vers la fin de sa vie
cette petite photo
cernée et mélancolique
pleine de cheveux sales
qu’on voit parfois
au dos des livres
et je me suis retrouvé
bêtement
triste et seul
dans ma cuisine
les doigts pleins
de pec citron

Les chiens errants n'ont pas besoin de capuche,  éd Gros textes, 2008

jeudi 4 août 2011

Revendication

Apex

Lire, faire l'amour, dormir, rêver. Si on pouvait y faire pousser deux trois tomates et s'en servir pour s'envoler, le lit serait l'apex de l'humanité.

mardi 2 août 2011

Les joues et les montagnes

Le soir
nous chuchotons nos vies
dans les respirations d'enfants

Pour les amis


Volonté malade

Peut être était-ce
à cause de la chaleur
ou de l'excès de rosé
et de mayonnaise
mais il ne parvenait pas à se défaire
de cette volonté malade
de faire cohabiter
dans un poème
Stig Dagerman
et les beach boys