2/08/2012

Sous toute cette merde froide

Je me tiens à la pelle
je souffle comme un sèche-cheveux
j'aurais dû mettre des gants
la glace givre mes plaies
mon nez coule
je m'appuie sur mes hanches
je me tasse
buée sur les lunettes
la respiration me brûle la gorge
j'ai soif
je creuse
sous la glace le béton
fait des étincelles
le chemin est quelque part
sous toute cette merde froide
dur à dégeler aujourd'hui
ce poème

4 commentaires:

Cédric a dit…

sculpture sur glace
ce poème

thoams a dit…

en train de fondre...

rose chiffon a dit…

Bravo

Asphodèle a dit…

je suis fan donc...pas objective, c'est paraît-il complémentaire ! Je m'en moque !^^Et les images nous sautent au visage avec une précision d'orfèvre, une dentellière ce Monsieur...