3/03/2015

Poème aux deux mains prises

Pour extraire le jus de la nuit, le petit jus d'aujourd'hui, j'avais du café, un feu allumé, le ciel détrempé, une demi pomme dans la demi bouche de mon mini-moi, un noeud de rêves de larmes et de long cheveux sombres, ma douce en fantôme qui traverse la pièce, un chauffage central, des galettes aux beurre, mon bébé au bras, les girofles de ses yeux là dans l'orange de l'horizon (qu'il ne voit pas) et voilà, manque plus qu'un poème, me suis dis, mais comment écrire avec les deux mains prises et les yeux en valise ? Laisse le courir devant et s'écrire sans toi.

3 commentaires:

Christine Zottele a dit…

magnifique et minuscule... (première fois que je coordonne ces deux adjectifs) je lis en ce moment "la part des nuages" que j'essaie de faire durer... aussi chaque matin avec le café seulement une dizaine de pages, pas plus...

Christophe Bouvier a dit…

ça traînasse-rêvasse
puis pffui comme l'éclair
d'la soupe sur le feu ces machins là !
_/^-

krrr.

!!!

Anne Le Maître a dit…

:-))