11/08/2018

Ce poème ordinaire

j'aime les mélanges
de la buée et du café
sur la terrasse froide des bistrots
lorsque l'arabe du harki derrière moi
et le parfum de cette femme trop apprêtée
se mêlent au gris du ciel
lorsque le vent emporte
d'un même coup de balais
une poignée de feuilles mortes
et le sourire raté
de la policière municipale
J'aime écrire vite
le bout des doigts gelé
entre le cuir et le stylo
sur les matins ordinaires
qui tiennent vaille que vaille
ce poème ordinaire
ce poème de fleurs mouillées

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