10/01/2013

La bête arrive

 

"En se prenant les pieds dans les ficelles végétales des sous-bois, il pensa à cette histoire qu’il avait lue quelque part. En Nouvelle Zélande, vers la fin des années cinquante, des ethnologues avaient trouvé au fond de la jungle, un des derniers peuples inconnus, un peuple dit primitif qui en était encore au niveau technique de l’âge de pierre. Ce peuple consacrait quatre heures par jour à la recherche de la nourriture, cueillette et cultures rudimentaires. Ils ne connaissaient pas les notions de réserve et de stockage. Le reste de leur temps était consacré à ce qu’on pourrait appeler les loisirs, c’est à dire, la danse, les chants, les cultes, la confection des masques, les plaisirs de l’ivresse ou des légendes. Les ethnologues voulurent améliorer les conditions rudimentaires de ces indigènes qui semblaient vivre dans une indigence matérielle absolue. Ils leurs fournirent des outils en métal pour chasser et cultiver la terre. Eh bien ces êtres dit primitifs, trouvèrent les outils bien pratiques, c’est pourquoi, au lieu de cultiver plus pour produire des réserves, ils continuèrent à vivre au jour le jour mais en consacrant deux fois moins de temps à la recherche de la nourriture. Ils ne travaillèrent donc plus que deux heures par jour.... Voilà un raisonnement sensé pensa-t-il en souriant."
 
La bête arrive dans une nouvelle version concoctée par le Réalgar éditions, accompagnée de plusieurs magnifiques peintures de Sylvie Lobato.

6 commentaires:

Le Marquis de l'Orée a dit…

Parfait.

Sophie a dit…

et où peut-on se la procurer, cette bête ?

Gaillard Sylvain a dit…

SOYONS PRIMITIFS !

thoams a dit…

Patience Sophie, ça arrive, je vous tiens au courant...

sophie a dit…

D'accord, mais ma patience a des limites...

thoams a dit…

Voilà, voilà : http://lerealgareditions.blogspot.fr/