6/28/2023

St Nazaire

 

  

Je quitte St Nazaire avec en poche un coquillage, un médiator à tête de mort trouvé par terre, deux livres, et un rouleau de PQ ukrainien illustré de Poutine pendu. Hier la poésie n'était pas que dans les livres et c'était bien, ( merci Joël kerouanton, Agathe et la librairie l'embarcadère, le Garage et La périphérie du marché de la poésie, Gérard Lambert et Yves Boudier, Cécile et Salma, merci les gens, le sable la sueur et le vin) elle est un petit rat d'eau éperdue et vivant qui se cache partout, dans le dernier souffle comme le premier sourire, chez les enfants curieux et les vieillards espiègles, sur les trottoirs et dans les mains, sous les crevettes et les questions. Souvent ailleurs que dans les recueils de poèmes. Je quitte St Nazaire en apprenant la mort du grand Cormac, qui le savait bien lui. Qu'importe, sa poésie de boue et de sang se tient là pour 1000 ans accueillante comme une haleine de nuit pour qui voudra l'entendre., Il était et restera entre les deux rives du Styx comme Suttree, c'est la grande magie des livres. Nous le lirons et la cendre se teintera d'encre.

 







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